Et ma tête qui pense toujours, si tu étais en vie ...
J'envie à l'être d'avoir avec lui ce qu'il a de plus cher. Sans chercher à lui prendre car je sais ce que ça vaut. L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent attiseur. J'ai cherché à comprendre on m'a dit "c'est ça la vie". Envie de toi, envie d'émois. Parfois je me sens trahie. Je suis cet arbre sans feuilles, ce stylo sans encre. C'est la sécheresse en moi-même en saison de pluie. Je ne peux rien cultiver d'autre si ce n'est la tristesse. Est-ce une manière de me dire que je n'ai pas droit à tout? C'est le c½ur qui parle, la main qui tremble sur des feuilles mortes. Et une tête qui pense toujours si t'étais en vie... A l'intérieure c'est grève d'une minute. Ville morte, à minuit heure noire pour une nuit blanche où je voyais rouge. Dois-je en vouloir à la vie ou à Dieu? Vu que c'est lui qui la propose et en dispose. La vie me fait rire, me fait pleurer, me fait même pleurer de rire. C'est juste un rêve dont la mort nous réveille. Mon c½ur avait peur de saigner mais le malheur a forcé et a percé. Je suis en manque, je deviens folle, je n'ai pas d'asile. Mais j'avance quand même. Chaque jour que Dieu fait est un pas de plus vers toi. J'ai songé au chemin le plus court mais est-ce vraiment un raccourci? La vie me va mal, la mort m'ira peut-être mieux... J'ai le mal de vivre. Ma vie est un livre avec un tas de poussières dessus. J'en pleure. J'avoue, c'est hors mes principes mais là c'est plus fort que moi. Où est le Diable? Plus je grandis, plus Dieu est petit. Je te rejoindrai au paradis dans un train d'enfer. Tu me manques tu sais... Je ne fais que me répéter mais mon coeur pleure en boucle. Si loin, si seule.